Chaque année, l’ÉNAP accueille plusieurs milliers d’élèves aux profils et parcours différents. De cette diversité émane ainsi le constat qu’il demeure complexe de dresser un profil type de l’élève entrant en formation. Pour répondre à l’interrogation « Qui sont nos élèves ? », l’observatoire de la formation a conçu un document clair et synthétique, regroupant les principaux indicateurs relatifs au profil des personnes entrées en formation initiale en 2025. Genre, âge, capital scolaire, motivations, cette infographie offre une vision d’ensemble des caractéristiques sociodémographiques par formation, pour mieux connaître celles et ceux qui serviront les missions de l’administration pénitentiaire demain.
Curieux de découvrir les élèves de 2025 ? Nous vous invitons à parcourir l’infographie.
Ce document a pour objectif d’établir une cartographie des flux de 1000 conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation, depuis leur région de concours jusqu’à celle de leur première affectation. Au travers d’une présentation du dispositif d’affectation mis en place, puis de statistiques relatives aux appartenances régionales, cette approche cartographique aborde en filigrane les nombreux enjeux professionnels (prise de poste, découverte d’un service, intégration dans une équipe…) mais aussi personnels (implications budgétaires, familiales et résidentielles…) générés par ces déplacements de début de carrière. Les principaux résultats observés indiquent qu’en fin de formation, 42 % des stagiaires rejoignent la région parisienne, dans une dynamique de flux toujours centralisatrice. Ils montrent par ailleurs que si 39 % des stagiaires sont affectés dans leur région de concours, cette propension varie significativement selon les provenances
« Le processus de fidélisation des personnels pénitentiaires n’a pas exclusivement cours durant les carrières professionnelles. Il s’amorce dès le premier jour de formation.
Tel est le message que cette étude sur les démissions des élèves surveillants porte, au travers d’indicateurs statistiques relatifs au profil des démissionnaires et aux périodes d’apprentissage au cours desquels surviennent ces départs.
Avec un taux moyen de 4,7%, l’École nationale d’administration pénitentiaire fait bonne figure et s’inscrit dans la droite lignée des valeurs révélées dans les études précédentes.
Volet 1 : qui devient surveillant pénitentiaire
Offrir un avenir professionnel aux agents qu’elle recrute, leur assurer d’atteindre des promotions et de monter en responsabilités représentent des gages d’attractivité mais aussi de fidélisation auxquels notre administration doit répondre.
Ce document représente le premier volet d’une recherche sur les carrières professionnelles menée par l’observatoire de la formation, sur plusieurs milliers de surveillants pénitentiaires, recrutés de 2000 à 2018. Son objet est de rendre compte du profil sociodémographiques de ces personnels et des tendances qui l’animent. Dans ce cadre, il s’agit de savoir qui sont les surveillants recrutés sur cette période : Sont-ils plus ou moins nombreux à être formés ? Observe-t-on de plus en plus de femmes recrutées ? Le capital scolaire des élèves est-il en hausse ou en baisse ? Quelles sont leurs perspectives professionnelles ? Autant de questions posées auxquelles ce premier volet apporte des réponses précises et exhaustives.
Volet 2 : L’évaluation de la fidélisation et des sorties du métier en cours de carrière, ainsi que les mobilités professionnelles rencontrées par ces personnels.
De manière inédite, l’objet de ce deuxième volet est de traiter des carrières professionnelles des surveillants d’un point de vue démographique. Cette approche consiste à rendre compte des destinations professionnelles rejointes et de l’intensité des sorties de corps selon l’ancienneté. Au recours d’indicateurs précis, ce volet répond à de nombreuses questions : dans quelle mesure les surveillants continuent-ils d’exercer leur métier ? Quels métiers rejoignent-ils lorsqu’ils décident de ne plus l’exercer ? Que deviennent-ils après 18 ans de carrière ?
Volet 3 : "Où vont-ils ?"
L’objet de ce troisième volet porte sur les mobilités géographiques des surveillants pénitentiaires en cours de carrière. Il a pour objectif de soulever les enjeux institutionnels et personnels que ces migrations recouvrent pour l’administration pénitentiaire et les surveillants. À la question « Où vont-ils ? », l’idée consiste à avancer que les mobilités géographiques ne s’organisent pas sans logique, en relevant d’une part, d’un cadre légal, et de modalités institutionnelles soigneusement établies, et d’autre part, de principes plus individuels, le plus souvent liés à la volonté de rejoindre une région à laquelle les agents sont, pour diverses raisons, attachés. À partir d’indicateurs inédits, ce troisième volet de la recherche montre qu’au-delà des souhaits de promotion professionnelle que nourrissent ces personnels, les mobilités géographiques deviennent au cours du temps la perspective la plus convoitée.
Bien qu’ils œuvrent au cœur même du système pénal français depuis presque 30 ans, les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation (CPIP) n’entrent pas ou peu dans les représentations de la prison. Cet « oubli » tient en premier lieu au manque de visibilité du champ professionnel, celui de la réinsertion des personnes détenues, dans lequel ils s’inscrivent.
L’ambition de ce travail est de faire la lumière sur leur profil. Qui sont-ils et d’où viennent-ils ? Cette étude s’impose aujourd’hui car ce corps professionnel et les missions qu’il porte font l’objet d’un intérêt politique explicite, dont l’illustration la plus probante est le recrutement massif décidé et engagé depuis 2018 par l’administration pénitentiaire.
L’objet de cette étude s’attache à retranscrire l’évolution du profil socio-démographique des élèves conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation (CPIP) entrés en formation entre 2012 et 2022. Les données illustrées se basent sur 11 promotions, soit 2753 élèves au total. L’élaboration de ce profil et l’évolution de ses caractéristiques présentent l’intérêt de disposer d’une image précise de la majorité de ces professionnels et de dessiner les tendances de demain. C’est donc à travers des indicateurs tels que le genre, l’âge, le niveau et les spécialités de diplômes, leur situation matrimoniale ou leur origine régionale, que nous tenterons d’objectiver l’identité des CPIP. Des données sur les sources d’information par lesquelles ils ont appris l’existence du concours, les raisons pour lesquelles ils ont choisi de le passer, et les perspectives professionnelles qu’ils envisagent en début de formation viendront compléter cette étude. De surcroit, un focus sur les élèves entrés en formation par le biais du concours interne est également présenté.
Etude : Elèves CPIP: profils, motivations et perspectives - 2012 - 2022. Cécilia Lagarde. Enap, Observatoire de la formation, janvier 2023
Dans le cadre de la prochaine réforme de la haute fonction publique, faisant suite au rapport Thiriez remis le 18 février 2020, l’observatoire de la formation de l’Énap propose une reconstitution des séries statistiques relatives au profil sociodémographique des promotions d’élèves directeurs entrés en formation entre 2009 et 2019. Ce travail apporte une connaissance du profil des cadres supérieurs de l’administration pénitentiaire formés depuis 10 ans, soit 633 élèves. Parmi eux, 377 ont intégré la formation de directeur pénitentiaire d’insertion et de probation (DPIP) et 256 celle de directeur des services pénitentiaires (DSP). Cette étude rend compte de l’évolution du profil socio-démographique de tous ces personnels, mais permet aussi d’appréhender les sources de connaissance par lesquelles ils ont appris l’existence de leur formation, les raisons pour lesquelles ils l’ont suivie, ce qui les anime en ce début de carrière, ou encore leurs origines géographiques, sociales et professionnelles.
Etude : Elèves directeurs : profils, motivations et perspectives. Pauline Castaing et Cécilia Lagarde. Enap, Observatoire de la formation, octobre 2020.
Bien qu’ils œuvrent au cœur même du système pénal français, les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation (CPIP) n’entrent pas ou peu dans les représentations sociales de la prison. Cette méconnaissance peut trouver son origine à la fois dans les représentations sociales de la prison qui associent le plus souvent le milieu carcéral à sa fonction sécuritaire, mais également dans la faible médiatisation du métier de CPIP et dans son histoire. En effet, les acteurs de l’aide sociale en prison ont rencontré au cours du temps une série de bouleversements relatifs à leurs missions ainsi qu’à leur identité professionnelle qui a eu pour effet de brouiller leur image et le sens donné à leur métier. Ce dernier s’est vu complexifié avec le développement de nouvelles formes de prise en charge (travail d’intérêt général, suivi socio-judiciaire, placement sous surveillance électronique) mais aussi avec l’accroissement en masse de la population pénale ces 30 dernières années. En outre, le métier est soumis aux diverses et contradictoires orientations politiques qui, dans leur tentatives de clarifier le champ de la probation, ne font qu’attester de la complexité des rationalités qui le structurent.
Marqué par l’ensemble de ces changements, ce métier voit depuis presque 20 ans de nouvelles générations de CIP puis de CPIP intégrer ce corps professionnel. L’ambition de ce travail est d’apporter à minima la lumière sur leur profil. Qui sont-ils et d’où viennent-ils ?
Ce travail s’intéresse aux 2766 élèves CPIP recrutés depuis la première promotion jusqu’à la dix-huitième, soit de 1995 à 2013. Si le profil des élèves CPIP ne peut correspondre exactement à celui des personnels en poste, les assistantes sociales et les éducateurs formés avant 1995 n’étant pas pris en compte, ces données renvoient une image précise de la majorité de ces professionnels et dessinent les tendances de demain. A travers des indicateurs tels que le genre, l’âge, le niveau et les spécialités de diplômes, leur situation matrimoniale ou leur origine régionale, nous tenterons d’objectiver l’identité des CPIP.
Le métier de surveillant pénitentiaire est, encore aujourd’hui, entaché de nombreux préjugés. La littérature et les médias fourmillent d’exemples récents prouvant le peu de considération attachée à cette profession. Le terme de « maton », souvent employé, est certainement le plus emblématique des représentations péjoratives véhiculées sur ce métier. Le profil des surveillants pénitentiaires a pourtant connu de profonds bouleversements de la seconde moitié du 20ème siècle à aujourd’hui. A titre d’illustration, depuis 1968, nous avons assisté à une forte féminisation et à une élévation du niveau de diplôme de cette population. En présentant la manière dont le profil des élèves surveillants pénitentiaires a évolué entre 1968 et 2011, ce document vise précisément à rompre avec ces préjugés stigmatisants.
Parmi les éléments qui caractérisent l’environnement professionnel d’un surveillant, le régime de détention apparaît comme l’un de ceux qui impactent le plus sur sa pratique1. Exercer le métier de surveillant dans une petite maison d’arrêt de province, dans une grande maison d’arrêt de la région parisienne, dans un centre de détention ou encore dans une maison centrale, implique effectivement des pratiques professionnelles et des approches du métier très variées. Il est de fait coutumier de dire que les agents de ces différents types d’établissements n’exercent pas véritablement le même métier, ni n’en partagent les mêmes conceptions, en dépit des missions communes qui leurs sont attribuées.
Pour ces raisons, la connaissance de la distribution des affectations et de son évolution dans le temps présente un intérêt certain pour la formation...
Les départs en cours de formation des élèves CIP n’ont jusqu’à ce jour jamais fait l’objet d’étude. Le traitement statistique de ces sorties sur 12 promotions permet à ce titre d’apporter un éclairage sur l’évolution de leur intensité, de leur nature et des raisons qui en sont à l’origine. En outre, parce que ces départs proviennent dans 75% des cas de décisions individuelles (démissions, congés sans traitement, détachements) et dans 25% des cas de décisions institutionnelles (licenciements), une analyse différentielle a été parfois jugée nécessaire pour distinguer le profil des élèves quittant la formation de leur plein gré, du profil de ceux qui n’étaient pas autorisés par l’Administration Pénitentiaire à exercer ces fonctions. Avec l’intérêt que ces éléments présentent d’un strict point de vue de la connaissance, l’utilité de produire de telles données peut contribuer à améliorer les modalités de recrutement et l’approche communicationnelle de la présentation du métier afin de fidéliser les recrues. Cette approche permettrait ainsi de réduire les écarts constatés entre les représentations du métier et son contenu effectif en amont de la formation.
Les informations présentées dans cette plaquette sont tirées d'un rapport de travail portant sur les démissions des élèves surveillants en cours de formation. Par démission sera entendu l'ensemble des départs provenant de décisions individuelles, excluant donc les redoublements, licenciements, suspensions ou motif médical (accident du travail, grossesse,...). 247 abandons ont été recensés entre novembre 1999 et avril 2003, soit 5,6 % de la population étudiée. Quelle est la proportion hommes/femmes ? La situation matrimoniale ? Le niveau d'étude des démissionnaires ? Le départ s'effectue-t-il durant les sessions de formation à l'Enap ou lors de stages en établissement pénitentiaire ? Etude à consulter.
Depuis maintenant plusieurs années, l'Observatoire de la formation de la Direction de la Recherche de l’Ecole Nationale d’Administration Pénitentiaire a pour mission de s’intéresser au profil sociodémographique des élèves et des stagiaires entrant en formation et, pour le corps des surveillants pénitentiaires, aux représentations qu’ils ont de leur futur métier. Le recueil et le traitement de milliers de données a ainsi permis la publication de plusieurs dizaines de plaquettes intitulées « Eléments de connaissances sociodémographiques » ainsi que la publication de deux rapports inspirés des travaux de Georges Benguigui et de Françoise Orlic.
Dans une perspective identique, une étude sur la socialisation professionnelle des élèves de la 12ème promotion de conseillers d’insertion et de probation (CIP) est menée.
Les principaux résultats, présentés dans ce rapport intermédiaire, sont les suivants :
Depuis toujours, les promotions de CIP sont composées de 60 à 80% de femmes. Par ailleurs, les élèves CIP recrutés sont surdiplômés par rapport au niveau requis et au moins 60% des élèves sont diplômés en droit. Certains présentent de ce point de vue le même profil que les élèves directeurs.
Ces caractéristiques sont essentielles dans le sens où le profil sociodémographique des promotions d’élèves structure leur implication dans la formation et leurs conceptions du métier. C’est ainsi que l’investissement dans la formation d’un homme diplômé en sciences humaines se distingue de celui d’une femme diplômée en droit.
Par ailleurs, du fait de leurs diplômes, leurs motivations sont d’ordre professionnel et non utilitaire (sécurité de l’emploi, carrière, rémunération). Or, cet engagement professionnel dans la formation suscite plusieurs formes de désillusion qui résultent de la première phase de découverte et d’apprentissage au cours de laquelle les élèves rompent avec leurs idées préconçues du métier et de la prison. La désillusion est dans ce sens socialisation dans la mesure où elle représente la première étape du processus de déconstruction ou de réajustement des représentations initiales, plus ou moins décalées de la réalité. Cette désillusion se définit comme suit :
Depuis 2001, l'Observatoire de la formation de la Direction de la recherche de l'Enap a décidé d'interroger par questionnaire anonyme chaque élève surveillant à son entrée et à sa sortie de l'Ecole. L'objectif est d'obtenir un certain nombre d'informations sur ces élèves et sur leur socialisation professionnelle au métier de surveillant.
Ce travail se propose donc de répondre aux questions suivantes : Qui sont les élèves surveillants ? Quelles représentations ont-ils du métier de surveillant ? Comment ces représentations évoluent-elles en cours de formation ?