Les chroniques du CIRAP, parution trimestrielle de quatre pages, ont pour vocation de diffuser largement les recherches et les réflexions menées autour du champ pénitentiaire.
Un article principal présente des résultats ou des analyses liés aux recherches menées par le Centre Interdisciplinaire de Recherche Appliquée au champ Pénitentiaire ou par des chercheurs extérieurs. Des rubriques plus courtes permettent d'aborder différents thèmes (actualité pénitentiaire, actualité scientifique, lecture commentée etc.) ainsi que de donner des informations sur les publications du CIRAP et l'activité de l'ENAP.
Guillaume Brie
Vous trouverez ci-joint la dernière Chronique du CIRAP, issue d'une communication présentée lors des Rencontres philosophiques Michel Serres de novembre 2025, auxquelles son auteur a eu le plaisir de participer.
En s'appuyant sur Le Parasite, ouvrage de Michel Serres, cette Chronique propose une relecture de la sécurité dynamique à la lumière de la pensée du philosophe. Elle explore la manière dont les notions de bruit, de perturbation et de relation permettent d'éclairer autrement la production de la sécurité en détention, en invitant à considérer les tensions non comme de simples dysfonctionnements, mais comme des ressources à partir desquelles se construit la sécurité.
Nous vous en souhaitons une bonne lecture
Isabelle Fortin-Dufour – Professeure titulaire de l’Université Laval (Québec) ; Faculté des sciences de l’éducation.
Dans le contexte canadien, la réflexion sur la réadaptation correctionnelle connaît un renouvellement important avec l’essor de modèles centrés sur le désistement du crime.
Parmi eux, le Good Lives Model (GLM) occupe aujourd’hui une place croissante au sein des pratiques et des recherches. Sans se substituer au paradigme dominant du Risque-Besoin-Réceptivité (RBR), il vise à le compléter en apportant une perspective plus holistique et centrée sur les aspirations, les forces et la qualité de vie des personnes judiciaires. Cette chronique fait suite au séjour de recherche au CIRAP d’Isabelle Fortin-Dufour que nous avons eu le plaisir d’accueillir à l’été 2025, et le choix d’aborder le GLM dans cette contribution s’inscrit directement dans la continuité des échanges et travaux menés à cette occasion. En cela, le GLM offre un éclairage complémentaire sur les enjeux du désistement et permet d’enrichir les approches existantes en matière d’accompagnement et de prise en charge des personnes judiciaires.