Le jeudi 10 septembre 2026, l’ÉNAP et le BDED (bureau des élèves directeurs) ont organisé une rencontre consacrée aux liens entre inspection, contrôle et management public, réunissant plusieurs hauts responsables issus de différentes institutions de l’État.
Sophie Bondil, directrice de l’ÉNAP, a ouvert cette journée d’étude en rappelant l’importance de développer, chez les futurs cadres du service public, une véritable culture de la responsabilité et d’envisager le contrôle comme un outil de management, d’aide à la décision et d’amélioration collective.
Stéphane Noël, chef de l’Inspection générale de la Justice, a ensuite ouvert les travaux, avant une table ronde autour d’une question centrale : « Inspection, contrôle : quels impacts sur le management public ? »
Aux côtés de Nathalie Casas, conseillère maître à la Cour des comptes, Sophie Bleuet, directrice interrégionale des services pénitentiaires de Lille, et Renaud Lassince, sous-préfet de l’arrondissement de Castelsarrasin, les échanges ont permis de croiser les regards et les pratiques autour de deux dimensions complémentaires : le processus de contrôle et ses effets sur le management.
Préparation d’un service à une inspection, accompagnement des cadres, prévention des risques par le contrôle interne, évaluation de la qualité de la gestion et des politiques publiques : les intervenantes et intervenants ont tout d’abord éclairé les différentes fonctions du contrôle et les conditions de sa mise en œuvre.
La réflexion s’est ensuite portée sur l’après-contrôle et la capacité des cadres à transformer ses conclusions en leviers d’action. Qualités managériales, préservation du collectif de travail, conduite du changement et appropriation des recommandations ont notamment nourri les échanges.
Au-delà de sa fonction de vérification, le contrôle a ainsi été envisagé comme un outil d’aide à la décision, de sécurisation des pratiques et d’amélioration de l’action publique, susceptible d’objectiver les difficultés rencontrées sur le terrain et d’éclairer les arbitrages.
Les temps d’échange avec la salle ont enfin permis de prolonger les réflexions et de confronter les approches institutionnelles aux réalités professionnelles des cadres du service public.
La journée d’étude s’est achevée par l’intervention de Guillaume Rauffet, directeur de l’administration, représentant le directeur général de l’administration pénitentiaire, venu clôturer les travaux et les réflexions consacrés aux enjeux du contrôle dans l’exercice des responsabilités managériales.