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élèves de l'ENAP

Etudes ponctuelles

Devenir CPIP et le rester ? Analyse démographique des départs des CPIP en cours de formation et en cours de carrière de 1995 à 2014

Surdiplômés au vu du niveau requis pour passer le concours, les CPIP partiraient en masse, dans un contexte de réforme pénale où les enjeux autour de leur recrutement, de leur formation et de leur mission n’ont jamais été aussi forts. Mais qu’en est-il réellement ? Que deviennent les conseillers d’insertion et de probation (CPIP) recrutés par l’administration pénitentiaire ? Quel est leur devenir professionnel ?

Cette étude démographique de 2768 CPIP recrutés depuis 1995 apporte un éclairage exclusif sur la fidélisation des CPIP et vient rompre avec les représentations parfois stéréotypées sur le sujet. En abordant en trois temps les carrières de ces personnels – Quand partent-ils ? Qui part ? Où vont-ils ?, cette recherche montre que, loin des idées reçues, les taux de départ de cette catégorie de personnels sont globalement bas, d’autant plus que les partants se dirigent en premiers lieu vers des postes d’encadrement de l’administration pénitentiaire, première perspective professionnelle rejointe par ces cadres en devenir…

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Les départs des conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation en cours de formation depuis 1995 – 1/18èmes promotions

Depuis 1995, date à laquelle a eu lieu le premier recrutement de conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation, 18 promotions se sont succédées à l’Enap, accueillant au total 2 766 élèves. Parmi eux, 215 ont quitté la formation avant son terme, soit 7,8% des inscrits. Si cette proportion peut sembler relativement faible, il n’en reste pas moins que ces départs sont source d’interrogations pour l’administration pénitentiaire. Dans un contexte de recrutement massif, où l’accroissement des effectifs et la fidélisation de nouveaux agents deviennent des enjeux majeurs, le recensement des sorties, en cours de formation ou de carrière, revêt un intérêt stratégique. Cette première note de synthèse apporte un éclairage quantitatif sur l’intensité, les motifs et la périodicité des sorties survenant avant même la titularisation de l’agent.
 

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Cartographie : les migrations professionnelles en fin de formation

A la fin de leur formation, les élèves de l’Enap sont soumis à un système d’affectation dont l’enjeu est de couvrir l’ensemble des besoins en personnels des établissements pénitentiaires. La dimension nationale de ce système implique chez les stagiaires d’être mobiles tout au long de leur formation mais également dès la première année de leur prise de poste. Formés à Agen, ils sont ensuite susceptibles d’être affectés sur tout le territoire…
Les cartes exposées illustrent les migrations professionnelles, des origines géographiques aux premières affectations, de 15347 élèves surveillants pénitentiaires formés à l’Enap entre 2002 et 2014, soient les 153-185èmes promotions, et de 2469 conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation formés à l’Enap entre 1996 et 2014 (de la 2ème à la 18ème promotion). 

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Qui devient CPIP : Evolution du profil socio-démographique des CPIP à l'entrée en formation, de 1995 à 2013

Bien qu’ils œuvrent au cœur même du système pénal français, les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation (CPIP) n’entrent pas ou peu dans les représentations sociales de la prison. Cette méconnaissance peut trouver son origine à la fois dans les représentations sociales de la prison qui associent le plus souvent le milieu carcéral à sa fonction sécuritaire, mais également dans la faible médiatisation du métier de CPIP et dans son histoire. En effet, les acteurs de l’aide sociale en prison ont rencontré au cours du temps une série de bouleversements relatifs à leurs missions ainsi qu’à leur identité professionnelle qui a eu pour effet de brouiller leur image et le sens donné à leur métier. Ce dernier s’est vu complexifié avec le développement de nouvelles formes de prise en charge (travail d’intérêt général, suivi socio-judiciaire, placement sous surveillance électronique) mais aussi avec l’accroissement en masse de la population pénale ces 30 dernières années. En outre, le métier est soumis aux diverses et contradictoires orientations politiques qui, dans leur tentatives de clarifier le champ de la probation, ne font qu’attester de la complexité des rationalités qui le structurent.

Marqué par l’ensemble de ces changements, ce métier voit depuis presque 20 ans de nouvelles générations de CIP puis de CPIP intégrer ce corps professionnel. L’ambition de ce travail est d’apporter à minima la lumière sur leur profil. Qui sont-ils et d’où viennent-ils ?

Ce travail s’intéresse aux 2766 élèves CPIP recrutés depuis la première promotion jusqu’à la dix-huitième, soit de 1995 à 2013. Si le profil des élèves CPIP ne peut correspondre exactement à celui des personnels en poste, les assistantes sociales et les éducateurs formés avant 1995 n’étant pas pris en compte, ces données renvoient une image précise de la majorité de ces professionnels et dessinent les tendances de demain. A travers des indicateurs tels que le genre, l’âge, le niveau et les spécialités de diplômes, leur situation matrimoniale ou leur origine régionale, nous tenterons d’objectiver l’identité des CPIP.

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Qui devient surveillant pénitentiaire ? Evolution du profil sociodémographique des élèves surveillants : 1968 - 2011

Le métier de surveillant pénitentiaire est, encore aujourd’hui, entaché de nombreux préjugés. La littérature et les médias fourmillent d’exemples récents prouvant le peu de considération attachée à cette profession. Le terme de « maton », souvent employé, est certainement le plus emblématique des représentations péjoratives véhiculées sur ce métier. Le profil des surveillants pénitentiaires a pourtant connu de profonds bouleversements de la seconde moitié du 20ème siècle à aujourd’hui. A titre d’illustration, depuis 1968, nous avons assisté à une forte féminisation et à une élévation du niveau de diplôme de cette population. En présentant la manière dont le profil des élèves surveillants pénitentiaires a évolué entre 1968 et 2011, ce document vise précisément à rompre avec ces préjugés stigmatisants.

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statistiques sur les affectations des élèves surveillants

Parmi les éléments qui caractérisent l’environnement professionnel d’un surveillant, le régime de détention apparaît comme l’un de ceux qui impactent le plus sur sa pratique1. Exercer le métier de surveillant dans une petite maison d’arrêt de province, dans une grande maison d’arrêt de la région parisienne, dans un centre de détention ou encore dans une maison centrale, implique effectivement des pratiques professionnelles et des approches du métier très variées. Il est de fait coutumier de dire que les agents de ces différents types d’établissements n’exercent pas véritablement le même métier, ni n’en partagent les mêmes conceptions, en dépit des missions communes qui leurs sont attribuées.

Pour ces raisons, la connaissance de la distribution des affectations et de son évolution dans le temps présente un intérêt certain pour la formation...

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les démissions des élèves CIP de la 1ère à la 12ème promotion

Les départs en cours de formation des élèves CIP n’ont jusqu’à ce jour jamais fait l’objet d’étude. Le traitement statistique de ces sorties sur 12 promotions permet à ce titre d’apporter un éclairage sur l’évolution de leur intensité, de leur nature et des raisons qui en sont à l’origine. En outre, parce que ces départs proviennent dans 75% des cas de décisions individuelles (démissions, congés sans traitement, détachements) et dans 25% des cas de décisions institutionnelles (licenciements), une analyse différentielle a été parfois jugée nécessaire pour distinguer le profil des élèves quittant la formation de leur plein gré, du profil de ceux qui n’étaient pas autorisés par l’Administration Pénitentiaire à exercer ces fonctions. Avec l’intérêt que ces éléments présentent d’un strict point de vue de la connaissance, l’utilité de produire de telles données peut contribuer à améliorer les modalités de recrutement et l’approche communicationnelle de la présentation du métier afin de fidéliser les recrues. Cette approche permettrait ainsi de réduire les écarts constatés entre les représentations du métier et son contenu effectif en amont de la formation.

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les démissions des élèves surveillants durant leur formation

Les informations présentées dans cette plaquette sont tirées d'un rapport de travail portant sur les démissions des élèves surveillants en cours de formation. Par démission sera entendu l'ensemble des départs provenant de décisions individuelles, excluant donc les redoublements, licenciements, suspensions ou motif médical (accident du travail, grossesse,...). 247 abandons ont été recensés entre novembre 1999 et avril 2003, soit 5,6 % de la population étudiée. Quelle est la proportion hommes/femmes ? La situation matrimoniale ? Le niveau d'étude des démissionnaires ? Le départ s'effectue-t-il durant les sessions de formation à l'Enap ou lors de stages en établissement pénitentiaire ? Etude à consulter.

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La socialisation des élèves CIP

Depuis maintenant plusieurs années, l'Observatoire de la formation de la Direction de la Recherche de l’Ecole Nationale d’Administration Pénitentiaire a pour mission de s’intéresser au profil sociodémographique des élèves et des stagiaires entrant en formation et, pour le corps des surveillants pénitentiaires, aux représentations qu’ils ont de leur futur métier. Le recueil et le traitement de milliers de données a ainsi permis la publication de plusieurs dizaines de plaquettes intitulées « Eléments de connaissances sociodémographiques » ainsi que la publication de deux rapports inspirés des travaux de Georges Benguigui et de Françoise Orlic.

Dans une perspective identique, une étude sur la socialisation professionnelle des élèves de la 12ème promotion de conseillers d’insertion et de probation (CIP) est menée.

Les principaux résultats, présentés dans ce rapport intermédiaire, sont les suivants :

Depuis toujours, les promotions de CIP sont composées de 60 à 80% de femmes. Par ailleurs, les élèves CIP recrutés sont surdiplômés par rapport au niveau requis et au moins 60% des élèves sont diplômés en droit. Certains présentent de ce point de vue le même profil que les élèves directeurs.

Ces caractéristiques sont essentielles dans le sens où le profil sociodémographique des promotions d’élèves structure leur implication dans la formation et leurs conceptions du métier. C’est ainsi que l’investissement dans la formation d’un homme diplômé en sciences humaines se distingue de celui d’une femme diplômée en droit.

Par ailleurs, du fait de leurs diplômes, leurs motivations sont d’ordre professionnel et non utilitaire (sécurité de l’emploi, carrière, rémunération). Or, cet engagement professionnel dans la formation suscite plusieurs formes de désillusion qui résultent de la première phase de découverte et d’apprentissage au cours de laquelle les élèves rompent avec leurs idées préconçues du métier et de la prison. La désillusion est dans ce sens socialisation dans la mesure où elle représente la première étape du processus de déconstruction ou de réajustement des représentations initiales, plus ou moins décalées de la réalité. Cette désillusion se définit comme suit :

  • 1. 10% d’élèves qui ont interrompu leur formation au bout d’un an et demi
  • 2. La méconnaissance de leur métier par la société et l’absence de médiatisation des CIP : CIP = catégorie inconnue de la population
  • 3. Un manque de reconnaissance professionnelle et statutaire
  • 4. La difficulté à saisir le concept de réinsertion tout autant que l’impact de leur intervention sur ce processus complexe
  • 5. La relation avec la PPSMJ (fréquence, programmation et organisation des entretiens en l’occurrence).

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Travailler en détention. Les représentations de 2000 élèves surveillants de la 157ème à la 160ème promotion

Depuis 2001, l'Observatoire de la formation de la Direction de la recherche de l'Enap a décidé d'interroger par questionnaire anonyme chaque élève surveillant à son entrée et à sa sortie de l'Ecole. L'objectif est d'obtenir un certain nombre d'informations sur ces élèves et sur leur socialisation professionnelle au métier de surveillant.

Ce travail se propose donc de répondre aux questions suivantes : Qui sont les élèves surveillants ? Quelles représentations ont-ils du métier de surveillant ? Comment ces représentations évoluent-elles en cours de formation ?

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